François Hollande a gagné la présidentielle parce qu’il était un bon candidat avec un bon programme. Il a gagné parce qu’il a répondu aux attentes des français. Mais il a aussi gagné parce qu’il a su mobiliser son camp. Le Parti socialiste et son réseau d’élus et de militants partout en France ont largement contribué à la victoire de la gauche.
Cette mobilisation s’est traduite par un recours massif à une méthode ancestrale et pourtant étonnamment moderne : le porte-à-porte.
À l’origine il s’agit d’une méthode de commerce. Les représentants, les VRP, frappent aux portes pour présenter leurs produits directement au domicile du consommateur. La pratique est ensuite importée par des mouvements associatifs et militants pour prêcher la bonne parole.
Ce qui remet définitivement le porte-à-porte au goût du jour est la campagne de Barack Obama en 2008. Pour devenir président des Etats-Unis, il mobilise des millions de personnes à travers tout le pays afin de faire connaître son programme au plus grand nombre. Une campagne pleine qui fait tomber deux records : celui du plus grand nombre de portes frappées et celui du plus grand nombre de dons collectés.

